20/02/2005

Timide retour, je me sens un peu nulle. Dimanche après-midi

Timide retour, je me sens un peu nulle. Dimanche après-midi, il fait moche dehors, j'ai tout de même tenté le café à la casa ponton mais le consensus implicite des amis liégeois faisait que personne n'était là, retour chez moi, café au lait (mettre du lait au lieu de l'eau dans la machine italienne, c'est le bonheur), moëlleux avec les gauffres que ma maman m'a fait parvenir (que ferait-on sans elles!) et je me demande quoi écrire. En réalité, je sais, je suis bloquée. Ces intrusions d'une psychopathe dans nos blogs (parce qu'on est nombreuSES à être touchées) nous paralyse. Paradoxe de la publicité, me disais-je naïvement : en rendant nos pensées publiques on s'expose fatalement à une certaine critique et pourtant, dès que la critique est là, on est bloqué, tétanisé et on jette l'éponge. Puis à bien y réfléchir, ce qui caractérise la critique elle-même, c'est justement la capacité qu'elle a de faire réfléchir, de remettre en question parce que, précisément, elle est argumentée, recevable, juste, construite. La personne qui critique est à l'écoute, elle sait de quoi elle parle, elle est finalement proche de celui qu'elle critique. Et c'est ce qui la rend efficace. Et c'est ce qui fait avancer les choses. C'est avec ces reflexions que je me rends compte que Quinne n'a aucun atout pour nous atteindre en profondeur, elle ne remet pas en question une seule seconde nos capacités et la confiance que l'on a en nous. Elle est juste chiante et les gens chiants sont, malheureusement les plus paralysants. Aucun espoir de stimulation, d'émulation au contact de ces personnes et c'est triste. Je suis triste et âpre que cette fille soit entrée dans nos vies, qu'elle phagocyte nos envies et nos écrits avec ses frustrations dégoulinantes. Mais, cela dit, c'est terminé, la censure opèrera (même si c'est contre mes principes) histoire que tout le monde ne doivent pas subir les intrusions de cet animal. Je crois que ces gens là ne sont pas des êtres humains. Et je suis fachée.

15:34 Écrit par stef | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |